« Savoie » : différence entre les versions

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{{Infobox Savoie}}
 
La '''Savoie''' (<small>prononciation :</small> {{APIMSAPI|/sa.vwa/}}, ; en [[Savoyard (langue)|savoyard]] : ''Savouè'', en [[italien]] : ''Savoia''{{MSAPI|/sa.ˈvwɛ/}}) est une [[région historique]], aujourd'hui [[France|française]], située dans les [[Alpes du Nord]]. Observateurs, médias ou institutionnels utilisent parfois les expressions « '''Pays de Savoie''' », « '''les Savoie''' » ou « '''Savoie Mont Blanc''' » pour parler de la région;, ilen s'agitopposition égalementaux départements de faire la distinction départementale entre la « [[Savoie » (73département)|Savoie]] et la «de [[Haute-Savoie]] »qui (74)la composent.
 
La Savoie tire son nom, entre autres, d'un [[Duché de Savoie|ancien duché]] cédé par ses princes à la [[Second Empire|France]] en [[1860]] en échange de son aidesoutien militaire contreà l'[[empire d'Autriche]] lors de la [[Campagne d'Italie (1859)Risorgimento|deuxième guerre d'indépendanceunification italienne]]. Elle correspond aujourd'hui au territoire des deux [[Département français|départements français]] de la [[Savoie (département)|Savoie]] et de la [[Haute-Savoie]], au sein de la [[Région française|région]] [[Auvergne-Rhône-Alpes]].
 
Le territoire et le terme dérivent en partie de la {{latin|[[Sapaudia]]}} [[Gaule romaine|gallo-romaine]], puis de la {{latin|Saboia}} [[Francs|franque]]. Comme l'indique le [[chanoine]] [[Adolphe Gros]] dans son ''Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie'' (1933), on trouve différentes variations au cours des siècles de la définition d'un territoire de Savoie. Il existe ainsi, une Savoie [[Antiquité|antique]], une Savoie [[Carolingiens|carolingienne]], une Savoie [[Moyen Âge|médiévale]], berceau des [[Maison de Savoie|seigneurs de Savoie]], [[Comté de Savoie|comté]] au {{s|XI}}, puis [[Duché de Savoie|duché]] en [[1416]] avant de n'être qu'une des composantes du [[royaume de Sardaigne (1324-1713)|royaume de Sardaigne]]. Le duché est ''[[Annexion de la Savoie|réuni ou annexé]]'' à la France par le [[Traité de Turin (1860)|traité de Turin]] en 1860, en échange de l'aide apportée au [[Liste des rois de Sardaigne|roi de Sardaigne]] dans le projet de [[Risorgimento|réunification de l'Italie]].

La Savoie est composée de six [[Bailliage et sénéchaussée|bailliages]] devenues provinces, ou [[Pays traditionnel|pays]] : la [[Savoie Propre]], la [[Maurienne]], la [[Vallée de la Tarentaise|Tarentaise]], le [[Chablais savoyard|Chablais]], le [[Genevois (province)|Genevois]] et le [[Faucigny (province)|Faucigny]], auxquels on distingue parfois l'[[Avant-Pays savoyard]]. Les deux départements actuels (Savoie et Haute-Savoie) issus de la négociation entre deux souverains, ont pu garder le nom historique dans leur dénomination, mais cela a pu ou peut aussi prêter à confusion dans les usages.
 
Ses habitants [[gentilés|sont appelés]] communément ''[[Savoyard (habitant)|Savoyard]]s'', mais le terme ''Savoisien'' est tout aussi correct. On trouve plus rarement le terme ''Savoyen''<ref>{{Ouvrage | prénom1=André | nom1=Palluel-Guillard | lien auteur1=André Palluel-Guillard | titre=L'aigle et la croix | sous-titre=Genève et la Savoie, 1798-1815 | éditeur=[[Éditions Cabédita|Éditions Cabedita]] | année=1999 | pages totales=662 | passage=14-16 | isbn=978-2-88295-260-8 | consulté le=30 mai 2015}}.</ref>{{,}}<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Jean-Marie|nom1=Jeudy|titre=Les mots pour dire la Savoie|sous-titre=Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter|lieu=Montmélian|éditeur=[[La Fontaine de Siloé]]|année=2006|pages totales=540|passage=466-467|isbn=978-2-84206-315-3|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=pYnt7xNrKbUC&printsec=frontcover|consulté le=30 mai 2015}}.</ref>.
 
== Origine du nom et usages ==
Le nom de ''Savoie'' dérive en partie de la {{latin|[[Sapaudia]]}} [[Gaule romaine|gallo-romaine]], puis de la {{latin|Saboia}} [[Francs|franque]] ou [[Carolingiens|carolingienne]]<ref name="Actes73">{{Article|langue=fr |auteur= [[Bernard Demotz]] |titre=La frontière au Moyen Âge d'après l'exemple du comté de Savoie (début XIIIe - début XVe siècles)|périodique= Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public |volume=4 |numéro=4 |année=1973|passage=95-116|url texte=http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/shmes_1261-9078_1979_act_4_1_1253 |consulté le=30 mai 2015}}.</ref>{{,}}<ref name="Ducourthial p.210">{{Chapitre |auteur1= Laurent Ripart|titre chapitre= Du royaume aux principautés : Savoie-Dauphiné, {{sp-|X|-|XI|s}}s|titre ouvrage=Op. cit. |lire en ligne=https://www.academia.edu/6778612/_Du_royaume_aux_principaut%C3%A9s_Savoie-Dauphin%C3%A9_Xe-XIe_si%C3%A8cles_dans_Christian_Guiller%C3%A9_Jean-Marie_Poisson_Laurent_Ripart_Cyrille_Ducourthial_dir._Le_royaume_de_Bourgogne_autour_de_l_an_mil_Chamb%C3%A9ry_2008_p._247-276 |passage=210-214|consulté le =30 mai 2015}}.</ref>. Le nom passe ensuite au [[Comté de Savoie|comté]], puis au [[Duché de Savoie|duché]], désignant l'espace géographique concerné après la disparition de ce dernier.
 
Le nom désigne ainsi une « région et département, ancien pays des Sabaudes »<ref name="Suter">{{Lien web |url=http://henrysuter.ch/glossaires/topoS0.html#Savoie |titre= Savoie |auteur=Henry Suter |site= le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch|année= 2000-2009 (mis à jour le {{nobr|18 décembre 2009}})|consulté le =30 mai 2015}}.</ref>, reprenant les recherches effectuées par le chanoine [[Adolphe Gros]]<ref name="Gros p.444"/>. Le [[Toponymie|toponyme]] signifie « [le pays des] sapins », dérivant du [[Gaulois (langue)|gaulois]] ''*sapo-'' qui veut dire « sapin », et ''uidu-'', « arbre, bois »<ref name="Suter"/>.
 
Lorsqu'en 1860, le duché de Savoie est ''[[Annexion de la Savoie#Choix|réuni ou annexé]]'', suivant les observateurs, à la France, deux départements sont créés le {{date-|25 juin}}<ref name="Guichonnet p.19">{{harvsp|Guichonnet 2007|p=19}}.</ref>. Le nom de cette province passe alors aux deux nouveaux départements. L'historien et spécialiste de la période, [[Paul Guichonnet]], à propos du choix des noms des deux départements, précise qu'une seule source existe<ref name="Guichonnet p.19"/> :
{{Citation bloc|Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver.|''La Gazette de Savoie'', édition du 22 juin 1860<ref name="Guichonnet p.19"/>}}
 
{{Citation bloc|Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver.|''La Gazette de Savoie'', édition du 22 juin 1860<ref name="Guichonnet p.19"/>}}
 
« Haute » dans Haute-Savoie n'est pas une précision d'altitude, mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble<ref name="Guichonnet p.19"/>. Dans la littérature régionale ainsi que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également les expressions « Savoie du Sud » pour désigner la Savoie et « Savoie du Nord » pour la Haute-Savoie<ref>{{Chapitre |langue=fr |auteur1=Pierre Préau |titre chapitre=La Savoie dans l'organisation régionale française |auteurs ouvrage=Collectif |titre ouvrage=La région et la vie régionale : actes du Colloque sur la région et la vie régionale tenu à l'Université de Saint-Étienne, les 16, 17, 18 novembre 1973 |éditeur= Université de Saint-Etienne|année=1975 |isbn= |lire en ligne=https://books.google.fr/books?id=zSDNqtGBDfUC&pg=PA57 |passage=64 }}.</ref>.
 
En [[francoprovençal|franco-provençal]], appelé parfois arpitan, le mot « Savoie » se traduit par « Savouè »<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Dominique|nom1=Stich|titre=Parlons francoprovençal|sous-titre=Une langue méconnue|éditeur=[[Éditions L'Harmattan|L'Harmattan]]|année=1998|pages totales=432|passage=150|isbn=978-2-7384-7203-8|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=jn3Ut8r0Jt8C&printsec=frontcover|consulté le=12 avril 2014}}.</ref>.
 
Afin de ne pas confondre l'usage administratifs et la région historique, les différents commentateurs ou institutionnels utilisent depuis la seconde partie du {{s-|XX}} quelques expressions dérivées.
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=== Les Savoie ===
Les termes « les Savoie » ou «  les Savoies  » se retrouvent dans le nom de la [[Liste des caisses régionales de Crédit agricole|caisse régionale du Crédit Agricole]], le Crédit Agricole des Savoie mais aussi dans le titre ou la désignation par les médias régionaux. Des titres d'articles ou d'ouvrages utilisent le terme mis au pluriel : ''Savoies''. Un article paru en 2013 dans le quotidien régional, ''[[Le Dauphiné libéré]]'', s'interroge d'ailleurs sur les usages<ref name="LDL 2013">{{Article|titre= Doit-on écrire Savoie ou Savoies ? |auteur= La Rédaction|périodique=[[Le Dauphiné libéré]] |jour=7 |mois=avril |année=2013 |url=http://www.ledauphine.com/savoie/2013/04/06/doit-on-ecrire-savoie-ou-savoies}}.</ref>. L'auteur de l'article s'appuie ainsi sur le ''Larousse des difficultés'' (1998-2001) de Daniel Péchoin et Bernard Dauphin, pour indiquer « les noms géographiques peuvent prendre la marque du pluriel, à condition que ce pluriel désigne plusieurs pays, fleuves… du même nom », précisant que le dictionnaire prend l'exemple de « les deux Savoies »<ref name="LDL 2013"/>, le terme de « deux Savoies » faisant référence aux deux départements français.
 
=== Savoie Mont Blanc ===
Depuis 2005, la [[Tourisme en pays de Savoie#Promotion du territoire|promotion touristique de la région]] a fait le choix de la marque « Savoie Mont Blanc » que l'on retrouve en 2011 dans le projet politique des deux présidents des conseils généraux savoyards de créer une [[Conseil Savoie Mont Blanc|collectivité territoriale de Savoie Mont Blanc]]<ref name="AdieuLes2Savoies">{{Article|titre=Adieu les deux Savoies, bonjour la Savoie Mont-Blanc ? |auteur=L'Obs avec AFP |périodique=[[L'Obs]] |jour=11 |mois=juillet |année=2014 |url=http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140711.OBS3523/adieu-les-deux-savoies-bonjour-la-savoie-mont-blanc.html}}.</ref>, sur l'exemple corse, ou en 2014 lorsque l'université opte pour une nouvelle identité l'[[Université Savoie Mont Blanc]].
 
== Géographie ==
{{Article détaillé|Géographie de la Savoie|Géographie de la Haute-Savoie}}
 
=== Localisation ===
Le territoire de la région historique de Savoie correspond à l'ancien territoire du [[duché de Savoie]]. Le chanoine Gros donne une description d'un « pays situé entre le [[Rhône]] et les [[Alpes]], au sud du [[lac Léman]] et au nord du Dauphiné »<ref name="Gros p.444">{{Ref-Dico-Gros|page=443}}</ref>. Plus précisément, il est délimité par :
* le [[Lac Léman|Léman]] au nord ;
* la crête des [[Alpes]], d'est au sud : [[massif du Chablais]], [[massif du Mont-Blanc]], [[col du Petit-Saint-Bernard]], massif frontalier avec le Val d'Aoste dont la Grande Sassière, massifs des sources de l'Isère et de l'Arc juxtaposant le Grand Paradis, [[massif du Mont-Cenis]], [[massif des Cerces]] ([[Mont Thabor (France)|Mont Thabor]]), [[col du Galibier]], [[massif des Arves]], [[massif des Grandes Rousses]], [[Chaîne de Belledonne|Belledonne]] ;
* la commune [[les Marches]] et la ville [[Le Pont-de-Beauvoisin (Savoie)|Le Pont-de-Beauvoisin]], au sud, frontière avec le [[Dauphiné]] ;
* le [[massif de la Chartreuse]], au sud-ouest ;
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{{G|Pays de Savoie|45.9325|6.762778|Pays du Mont-Blanc{{!}}<small>Pays du Mont-Blanc</small>|Région}}
{{G|Pays de Savoie| 46.221944 | 6.424722 |Vallée Verte{{!}}<small>Vallée Verte</small>|Région}}
{{G|Pays de Savoie|45.832627|6.864717|Mont- Blanc|Montagne|o}}
<!-- Province du Genevois -->
{{G|Pays de Savoie|45.9925|5.953611|Genevois (province){{!}}Genevois|Région}}
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* puis viennent les [[préalpes (France)|Préalpes]] avec des massifs autonomes, de moyennes altitudes, séparés entre eux par des [[cluse]]s, et également des [[Alpes]] par le [[sillon alpin]]. Du Nord au Sud, le [[Massif du Chablais|Chablais]] ; les [[Massif des Bornes|Bornes]] ; les [[Chaîne des Aravis|Aravis]] ; les [[Massif des Bauges|Bauges]]. [[Paul Guichonnet]] les décrit comme : {{Citation|une symphonie en trois couleurs : blancs bleutés du calcaire, sapins noirs et verts pâturages}}<ref>[[Paul Guichonnet]], Maurice Morel, [[Henri Menabrea]], Émile Vesco, ''Visages de la Savoie'', éditions Horizons de France, coll. ''les Provinciales'', Paris, 1947, 210 pages, {{p.|26}}.</ref>. De nombreuses rivières découpent ces ensembles montagneux : la [[Dranse (Haute-Savoie)|Dranse]] dans le Chablais ; le [[Giffre]] ; le [[Borne (Haute-Savoie)|Borne]] dans le massif du même nom ; le [[Chéran]] ; le [[Guiers]]-Vif.
* ces massifs sont séparés par des grandes vallées transversales {{incise|appelées parfois dans de vieux ouvrages {{Citation|vestibules de montagnes}}}} qui {{Citation|vivent chacun sous leur nom distinctif}}<ref>[[Paul Vidal de la Blache]], ''[[Tableau de la géographie de la France]]'', édition de La Table Ronde, première édition en 1903, réimpression en 2000, {{p.|378}}.</ref> : la [[vallée de l'Arve]] de Genève à Chamonix, qui correspond à la région historique du [[Faucigny (province)|Faucigny]] ; le [[Genevois (province)|Genevois]] ponctué par la cluse d'[[Annecy]] et son [[lac d'Annecy|lac]], les cluses de [[Vallée de Faverges|Faverges]] et d'[[Ugine]] avant de rejoindre la [[Combe de Savoie]], partie intégrante du [[sillon alpin]], où débouche la vallée de l'[[Isère (rivière)|Isère]], à la sortie de la vallée alpine de la [[Vallée de la Tarentaise|Tarentaise]] à [[Albertville]] ; à la confluence avec l'[[Arly]], cette dernière est rejointe par l'[[Arc (affluent de l'Isère)|Arc]] en provenance de la seconde majeure vallée alpine de Savoie, la [[Maurienne]] ; au bout, le sillon se poursuit en Dauphiné et il est rejoint par la cluse de [[Chambéry]] pour se poursuivre dans le département de l'[[Isère (département)|Isère]].
* enfin, les [[Alpes]], grands massifs cristallins, que l'on peut diviser en sous-ensembles : [[massif du Mont-Blanc]], [[massif du Beaufortain]], [[massif de la Lauzière]] et du [[Grand Arc]] et la [[Chaîne de Belledonne|partie savoyarde de Belledonne]], que l'on qualifie d'Alpes d'externes, et les alpes dites internes comme la [[Massif de la Vanoise|Vanoise]] faisant partie de la zone des [[alpesAlpes Gréesgrées]]. Sans oublier des massifs plus proches du Briançonais comme les [[Aiguilles d'Arves]], dont leurla constitution fait l'objet de nombreuses études<ref>[http://www.geol-alp.com/h_maurienne/_lieux_maurienne_Sud/Aig_dArves.html Aiguilles d'Arves] sur le site http://www.geol-alp.com.</ref>, ou encore les massifs du [[Massif des Cerces|Thabor]], des [[Grandes Rousses]], le [[Massif du Mont-Cenis|Mont-Cenis]] qui avec la pointe de Charbonnel possède l'un des plus hauts pics du département de la Savoie culminant à {{unité|3752|mètres}}, puis une partie du massif du Grand Paradis, dont les crêtes telles que l'[[ouille d'Arbéron]], la [[Grande aiguille Rousse]] ou encore la [[Levanna]] forment la frontière orientale avec l'Italie, ou se situent notamment les sources de l'[[Arc (affluent de l'Isère)|Arc]]<ref>{{pdf}}[http://www.geosciences.univ-rennes1.fr/IMG/pdf/LeBayon.pdf Thèse sur l'évolution structurale et métamorphique d’une croûte continentale subductée (Grand Paradis)], auteur: Le Bayon, {{p.|32}}.</ref>.
 
Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est vuevu attribuer trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :
* dès [[1963]], la création du [[parc national de la Vanoise]] ;
* en [[1995]], création du [[parc naturel régional du Massif des Bauges]] et du [[parc naturel régional de Chartreuse]].
 
D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particulier réussissent à maintenir un milieu moins marqué par l'[[anthropisation]], comme lale Beaufortain ou le Chablais.
 
=== Hydrographie ===
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** L'[[Arc (affluent de l'Isère)|Arc]], traverse toute la Maurienne avant de se jeter dans l'Isère à [[Aiton]].
** L'[[Arve]], traversant le [[Faucigny (province)|Faucigny]], se jette dans le Rhône à {{unité|1|kilomètre}} en aval du [[lac Léman]].
** La [[Leysse]], qui traverse [[Chambéry]] puis le [[lac du Bourget]], se jette dans le [[Rhône]] à [[Chanaz]].
** Le [[Gelon]], prend sa source à Mont Gilbert, traverse [[La Rochette (Savoie)|La Rochette]], coule le long de la vallée dite du Gelon pour se jeter dans l'[[Isère (rivière)|Isère]] près de [[Bourgneuf (Savoie)|Bourgneuf]]
 
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Le préfet du [[Mont-Blanc (département)|département du Mont-Blanc]], [[Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau]], dans son ''Statistique générale de la France, Département du Mont Blanc'' (1807) indique : {{Citation|Souvent au fond d'une vallée, le voyageur supporte avec peine l'ardeur d'un soleil brûlant, en même temps qu'il aperçoit sur les monts qui l'environnent, les frimas d'un éternel hiver ; d'autres fois, après avoir traversé des neiges ou des glaces sur les cols des montagnes, il rencontre, en descendant dans la plaine, d'abord des bois, ensuite une riante verdure, plus bas des fleurs ou même des fruits. (p.164)}}
 
La partie haute de la vallée de la [[Maurienne]] illustre le propos du préfet Verneilh dedu parfait de sa situation encaissée par de très hauts massifs en grande partie recouverts de glaciers, et subissant les puissants effets de foehn, est l'une des régions de France où les précipitations sont les plus faibles. On compare très souvent cette région au climat quasi méditerranéen qui sévit en [[Valais]] central en Suisse, aux alentours de [[Sierre]]<ref>{{pdf}} {{article|auteurs=Lucien Richard, Annie Tonnel |titre=Contribution à l'étude bioclimatique de l'arc alpin |périodique=Document de la Cartographie Écologique |lieu=Grenoble |volume=XXVIII |année=1985 |passage=33-64 |url texte=http://ecologie-alpine.ujf-grenoble.fr/articles/DCE_1985__28__33_0.pdf |consulté le=10 juin 2015}}, {{p.|39}}.</ref>.
 
=== Urbanisme ===
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La Savoie connaît un taux d'urbanisation de 70 %. Elle appartient en partie au territoire nommé par [[Raoul Blanchard]], le [[sillon alpin]], dans les années 1910. L'espace se situe plus précisément dans une longue [[Dépression (géographie)|dépression]] située dans les [[Préalpes]], entre [[Valence (Drôme)|Valence]] et de [[Genève]], dans un axe sud-ouest - nord-est. Les espaces de l'avant-pays savoyard — Chambéry, le val du Bourget et Aix-les-Bains, l'agglomération annécienne, et la région frontalière de Saint-Julien-en-Genevois à Annemasse — font donc partie de cet ensemble géographique. L'ancien site ''sillonalpin.com'' définissait le territoire comme {{citation|Espace moteur de l’ensemble des Alpes du Nord, le Sillon alpin désigne, entre Genève, Annecy, Chambéry, Grenoble et Valence, un ruban de villes et de territoires qui, en trente ans, a connu un essor spectaculaire}}.
 
Ce territoire est considéré, depuis 2005, comme l'un des deux [[Métropole|espaces métropolitains]], avec la [[Région urbaine de Lyon]], de l'ancienne [[région française]] [[Rhône-Alpes]] par la DATAR<ref>{{article|prénom1=[[Roger Brunet]] |titre= La capture du Sillon alpin |périodique=Mappemonde |lien périodique=Mappemonde (revue) |mois= avril |année=2008 |pages=L'image du mois |url texte=http://mappemonde.mgm.fr/actualites/sillon_alp.html|consulté le=9 juin 2015}}.</ref>.
 
Les [[Aire urbaine (France)|aires urbaines]] savoyardes sont en 2012 :
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! style="text-align:left"| Rang national
! style="text-align:left"| Aire urbaine
! style="text-align:left"| AU (2012)<ref>{{Lien web|url=http://insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=recensement/resultats/2011/rp2011.htm |titre= Résultats du recensement de la population 2011 |site= le site de l'INSEE insee.fr|consulté le=30 mai 2015}}.</ref>{{,}}<ref>{{Lien web |url=http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF01203 |titre= Les 60 premières aires urbaines en 2012 |site= le site de l'INSEE insee.fr|consulté le=30 mai 2015}}.</ref>
! style="text-align:left"| NC
! style="text-align:left"| UU (2011)<ref name="France-seule">Seule la partie française de l'unité ou de l’aire urbaine est prise en compte.</ref>
Ligne 186 ⟶ 188 :
| {{nobr|159 124}}
| {{nobr|51 012}}
|-align="right"
| 45 ||align="left"| [[Aire urbaine de Chambéry|Chambéry-Aix-les-Bains]]
| {{nobr|217 356}}
Ligne 199 ⟶ 201 :
| {{nobr|34 661}}
|-align="right"
| x ||align="left"| [[Aire urbaine de Cluses|Cluses]]
| {{nobr|68 226}}
| {{nobr|16}}
|
| {{nobr|17 525}}
|-align="right"
| x ||align="left"| [[Aire urbaine de Sallanches|Sallanches-Chamonix]]
| {{nobr|60 234}}
Ligne 223 ⟶ 225 :
| {{nobr|7 741}}
|-align="right"
| x ||align="left"| [[Aire urbaine de Saint-Jean-de-Maurienne|Saint-Jean-de-Maurienne]]
| {{nobr|13 503}}
| {{nobr| 10}}
Ligne 235 ⟶ 237 :
La région historique de la Savoie correspond au territoire composé aujourd'hui des deux départements français de la [[Savoie (département)|Savoie]] et de la [[Haute-Savoie]]. Ce territoire est issu du découpage du [[duché de Savoie]], [[Traité de Turin (1860)|donné à la France en 1860]] par le roi de Sardaigne [[Victor-Emmanuel II]], prince de la maison de Savoie et futur roi d'Italie, en échange de l'aide de [[Napoléon III]] afin d'accomplir l'[[Risorgimento|unité italienne]].
 
Selon les périodes, la Savoie recouvre des réalités géographiques et historiques différentes. Ancien pays gaulois — {{citation|[le pays des] sapins}} —, romanisé au {{-s-|I}}, il est mentionné dans le partage de l'empire de [[Charlemagne]]. La {{latin|Sapaudia}}, puis la {{latin|Saboia}} [[Empire carolingien|carolingienne]] représente un grand territoire mais aux contours mal connus aujourd'hui. Par contre, la Savoie médiévale qui leur succède s'est réduite à une petite portion comprise entre les bourgs de Montmélian et de Chambéry, pour devenir un comté dont des princes installés en Maurienne feront leur titre principal. Les futurs comtes de Savoie du {{sp-|XI|au|XV|}}s s'évertuent à accroître leur territoire et le [[comté de Savoie]] recouvrira cette réalité politique, mais mouvante. L'histoire de Savoie prend en compte également les autres régions historiques qui seront peu à peu placées sous le contrôle des seigneurs de Savoie : dans un premier temps la [[Maurienne]], berceau de la [[maison de Savoie]] avec la [[Savoie Propre]], la [[Vallée de la Tarentaise|Tarentaise]] et le [[Chablais]], puis viendront plus tardivement au gré des alliances et des achats le [[Faucigny (province)|Faucigny]] et le [[Genevois (province)|Genevois]], qui formaient deux puissantes seigneuries durant la période médiévale.
 
Ce noyau de provinces forme le cœur du territoire des Savoie qui étendent cependant leurs possessions à cheval sur les Alpes en maîtrisant les principaux cols de cet espace, vers Lyon, la Suisse alémanique et de plus en plus vers le versant italien du Piémont, jusqu'à vouloir devenir les maîtres de la péninsule en devenant [[Liste des rois de Sicile|roi de Sicile]] de [[1713]] à [[1720]], puis [[Liste des rois de Sardaigne|roi de Sardaigne]] en [[1720]] et en prenant finalement le titre de [[Liste des rois d'Italie|roi d'Italie]] en 1861, après avoir cédé à la France l'ancien duché de Savoie.
 
{{Citation bloc |Curieuse destinée que celle des pays que nous nommons Savoie : terre d’empire au [[Moyen Âge]], mais partagée dès l’origine entre l’appel de la vallée du [[Rhône]] et celui de la vallée du [[Pô]]. Berceau au cours des siècles, d’une dynastie de langue et de culture française, mais dont les hasards de l’histoire ont fait la mère de l’unité italienne, en lutte selon les époques, contre le [[Dauphiné]], contre le [[Valais]], contre la calviniste [[Genève]], contre le [[Milanais]], et réussissant malgré ces guerres incessantes, à se doter d’une armature administrative d’une remarquable précocité, longtemps sujet de discorde entre la [[France]] et le [[Saint-Empire]], puis entre la France et l’[[Espagne]], enfin entre la France et l’[[Autriche]], aujourd’hui trait d’union entre les deux pays amis qui occupent les deux versants des [[Alpes]].| Avant-propos par [[André Chamson]], directeur général des Archives de France, de l’[[Académie française]]<ref>{{pdf}} {{Lien web |url=http://www.sabaudia.org/v2/archives73/inventai/seriesa/IR101a_intro.pdf |titre= Archives de l'ancien duché de Savoie |site= www.sabaudia.org |citation={{Citation|Avant-Propos}} ''Archives de l'ancien duché de Savoie'' (série SA), Inventaire, tomé 1 : {{Citation|Archives de cour}}, Gardet, 1966. |consulté le=19 avril 2009}}.</ref>}}
 
=== La Savoie gallo-romaine et carolingienne ===
{{Article détaillé|Sapaudie|Histoire de la Savoie dans l'Antiquité}}
[[Fichier:Römische Provinzen im Alpenraum 395 n Chr.png|vignette|Partition des [[Alpes]] occidentales entre les provinces de la [[Gaule]] et de l'[[Italie]] au temps de l'[[empire romain]].]]
Durant la période gallo-romaine, ce que l'on nomme aujourd'hui Savoie appartient au territoire de la Sapaudie (en [[latin]] {{latin|Sapaudia}})<ref name="Actes73"/>{{,}}<ref name="Ducourthial p.210"/>. [[Ammien Marcellin]] fait mention de cette région gauloise dans ses ''Res Gestae'' à la fin du {{IVe siècle}} en décrivant le cours du Rhône : {{citation|d'où sans perte il va à travers la Savoie et les Séquanes ; et, ayant beaucoup avancé, il longe la Viennoise du côté gauche, la Lyonnaise du côté droit (...)}}<ref name="Duparc">{{article|auteur= Pierre Duparc |titre=La Sapaudia |périodique=Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres |volume=102 |numéro=4 |année= 1958 |passage= 371-384 |url texte=http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1958_num_102_4_10964 |consulté le=1er juin 2015}}.</ref>{{,}}{{note|texte={{latin|Unde sine jactura rerum per Sapaudiam fertur et Sequanos (...)<ref name="Gros p.444"/>{{,}}<ref name="Duparc"/>.}}|groupe="Note"}}. L'historien Pierre Duparc, dans une publication de 1958, rappelle les différentes définitions de ses prédécesseurs<ref name="Duparc"/>, citant l'historien [[Camille Jullian]] qui considère que ce {{citation|pays que traverse le Rhône dès sa sortie du lac Léman et avant son entrée dans la région du Bugey.}} ; l'historien suisse P.-E. Martin il s'agirait plutôt du territoire entre Genève et Grenoble avec probablement les vallées de Tarentaise et de Maurienne ou encore le médiéviste français [[Ferdinand Lot]] {{citation|La Sapinière (...) la partie montagneuse et sylvestre du grand territoire des [[Allobroges]].}}<ref name="Duparc"/>. L'étude du texte de Marcellin par l'historien Pierre Duparc amène à voir qu'il faut traduire la citation par {{citation|à travers la Sapaudia où sont les Séquanes<ref name="Duparc"/>}}. Cette lecture permettant de définir le territoire ainsi désigné comme s'étendant de {{citation|la vallée du Rhône depuis le [[défilé de l'Écluse]], en aval de [[Genève]], et se serait étendue probablement jusqu'au confluent de l'[[Ain (rivière)|Ain]]<ref name="Duparc"/>.}}
 
Durant la période gallo-romaine, ce que l'on nomme aujourd'hui Savoie appartient au territoire de la Sapaudie (en [[latin]] {{latin|Sapaudia}})<ref name="Actes73"/>{{,}}<ref name="Ducourthial p.210"/>. [[Ammien Marcellin]] fait mention de cette région gauloise dans ses ''Res Gestae'' à la fin du {{IVe siècle}} en décrivant le cours du Rhône : {{citation|d'où sans perte il va à travers la Savoie et les Séquanes ; et, ayant beaucoup avancé, il longe la Viennoise du côté gauche, la Lyonnaise du côté droit (...)}}<ref name="Duparc">{{article|auteur= Pierre Duparc |titre=La Sapaudia |périodique=Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres |volume=102 |numéro=4 |année= 1958 |passage= 371-384 |url texte=http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1958_num_102_4_10964 |consulté le=1er juin 2015}}.</ref>{{,}}{{note|texte={{latin|Unde sine jactura rerum per Sapaudiam fertur et Sequanos (...)<ref name="Gros p.444"/>{{,}}<ref name="Duparc"/>.}}|groupe="Note"}}. L'historien Pierre Duparc, dans une publication de 1958, rappelle les différentes définitions de ses prédécesseurs<ref name="Duparc"/>, citant l'historien [[Camille Jullian]] qui considère que ce {{citation|pays que traverse le Rhône dès sa sortie du lac Léman et avant son entrée dans la région du Bugey.}} ; l'historien suisse P.-E. Martin il s'agirait plutôt du territoire entre Genève et Grenoble avec probablement les vallées de Tarentaise et de Maurienne ou encore le médiéviste français [[Ferdinand Lot]] {{citation|La Sapinière (...) la partie montagneuse et sylvestre du grand territoire des [[Allobroges]].}}<ref name="Duparc"/>. L'étude du texte de Marcellin par l'historien Pierre Duparc amène à voir qu'il faut traduire la citation par {{citation|à travers la Sapaudia où sont les Séquanes}}<ref name="Duparc"/>}}. Cette lecture permettant de définir le territoire ainsi désigné comme s'étendant de {{citation|la vallée du Rhône depuis le [[défilé de l'Écluse]], en aval de [[Genève]], et se serait étendue probablement jusqu'au confluent de l'[[Ain (rivière)|Ain]]}}<ref name="Duparc"/>.}}
En 443, la [[Sapaudia]] est concédée aux [[Burgondes]]<ref>{{harvsp|Histoire de la Savoie en images, 2006|p=98 ([https://books.google.fr/books?id=T2FnC3WZBBMC&pg=PT98 Lire en ligne])}}.</ref>. La {{latin|[[Chronica Gallica de 452|Chronica Gallica]]}} (452) mentionne la région en décrivant l'installation des [[Burgondes]] dans la province de ''Sapaudia''<ref name="Gros p.444"/>{{,}}<ref name="Duparc"/>. {{Citation|La {{20e|année}} du règne de Théodose la Sapaudia est donnée au reste des Burgondes pour être partagée avec les indigènes<ref name="Duparc"/>.}} ({{latin|Sapaudia Burgondionibus data est ci un indigents dividenda}}), soit vers 443. Le territoire désigné pourrait ainsi s'identifier à la Savoie actuelle<ref name="Duparc"/>. D'autres mentions sont faites au {{Ve}} et au début du {{s-|VI}}, à propos des Burgondes et la Sapaudia, mais sans apporter de précision sur la délimitation de l'espace géographique de la ''Sapaudia''<ref name="Gros p.444"/>{{,}}<ref name="Duparc"/>.
 
En 443, la [[Sapaudia]] est concédée aux [[Burgondes]]<ref>{{harvsp|Histoire de la Savoie en images, 2006|p=98 ([https://books.google.fr/books?id=T2FnC3WZBBMC&pg=PT98 Lire en ligne])}}.</ref>. La {{latin|[[Chronica Gallica de 452|Chronica Gallica]]}} (452) mentionne la région en décrivant l'installation des [[Burgondes]] dans la province de ''Sapaudia''<ref name="Gros p.444"/>{{,}}<ref name="Duparc"/>. {{Citation|La {{20e|année}} du règne de Théodose la Sapaudia est donnée au reste des Burgondes pour être partagée avec les indigènes<ref name="Duparc"/>.}} ({{latin|Sapaudia Burgondionibus data est ci un indigents dividenda}}), soit vers 443. Le territoire désigné pourrait ainsi s'identifier à la Savoie actuelle<ref name="Duparc"/>. D'autres mentions sont faites au {{Ve}} et au début du {{s-|VI}}, à propos des Burgondes et la Sapaudia, mais sans apporter de précision sur la délimitation de l'espace géographique de la ''Sapaudia''<ref name="Gros p.444"/>{{,}}<ref name="Duparc"/>.
Durant la période carolingienne, la forme {{latin|Saboia}}<ref name="Actes73"/>{{,}}<ref name="Ducourthial p.210"/> n'apparaît qu'une seule fois<ref name="Duparc"/>. Louis, le fils de Charlemagne reçoit en héritage en 806 : {{citation|(...) de Lyon, la ''Saboia'', la Maurienne, la Tarentaise, avec le Mont-Cenis et le Val de Suse jusqu'aux cluses pour accéder en Italie<ref name="Duparc"/>}}{{,}}{{note|texte={{latin|Lugdunensem, Saboiam, Moriannam, Tarentasiam, montem Cinisium, vallem Segusianam usque ad clusas<ref name="Duparc"/>.}}|groupe="Note"}}. Pour l'historien Bernard Demotz cette {{latin|Saboia}} est {{citation|étendue (...) des abords de Nantua à ceux de la Tarentaise et de la basse Maurienne<ref name="Actes73"/>.}} Selon Pierre Duparc, la mention de la ''Saboia'' de 806 correspondrait au [[Diocèse de Belley-Ars|diocèse de Belley]], mentionné lors de l'accord de 858<ref name="Duparc"/>. L'analyse de Pierre Duparc tend à démontrer que la ''Sapaudia'', dont est issu le nom de la Savoie, n'aurait aucun lien avec la Savoie actuelle<ref name="Duparc"/>.
 
Durant la période carolingienne, la forme {{latin|Saboia}}<ref name="Actes73"/>{{,}}<ref name="Ducourthial p.210"/> n'apparaît qu'une seule fois<ref name="Duparc"/>. Louis, le fils de Charlemagne reçoit en héritage en 806 : {{citation|(...) de Lyon, la ''Saboia'', la Maurienne, la Tarentaise, avec le Mont-Cenis et le Val de Suse jusqu'aux cluses pour accéder en Italie<ref name="Duparc"/>}}{{,}}{{note|texte={{latin|Lugdunensem, Saboiam, Moriannam, Tarentasiam, montem Cinisium, vallem Segusianam usque ad clusas<ref name="Duparc"/>.}}|groupe="Note"}}. Pour l'historien Bernard Demotz cette {{latin|Saboia}} est {{citation|étendue (...) des abords de Nantua à ceux de la Tarentaise et de la basse Maurienne}}<ref name="Actes73"/>.}} Selon Pierre Duparc, la mention de la ''Saboia'' de 806 correspondrait au [[Diocèse de Belley-Ars|diocèse de Belley]], mentionné lors de l'accord de 858<ref name="Duparc"/>. L'analyse de Pierre Duparc tend à démontrer que la ''Sapaudia'', dont est issu le nom de la Savoie, n'aurait aucun lien avec la Savoie actuelle<ref name="Duparc"/>.
 
=== Le Moyen Âge et les Temps modernes ===
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[[Fichier:Italia 1494-es.svg|vignette|Le [[duché de Savoie]] et les autres [[Italie|états italiens]] en 1494.]]
[[Fichier:Castle and monument Maistre, Chambéry.jpg|thumb|left|Le château des ducs de Savoie.]]
 
Les mentions de la Savoie de la fin du {{s-|X}} et de 1036 ne désignent plus qu'une portion réduite des territoires correspondant à la {{latin|Sapaudia}} ou à la {{latin|Saboia}} : il s'agit maintenantdorénavant d'un petit comté comprenant les territoires de [[Montmélian]] et de Chambéry<ref name="Actes73"/>. Au cours de cette période, le comté de Savoie est mentionné dans plusieurs actes provenant de cartulaires sous les formes {{latin|ager Savogensis}}, {{latin|pagus Savogensis}} ou {{latin|comitatus Savogensis}}{{note|Il existe six actes, dont on a conservé une copie, mentionnant le comté de Savoie<ref>{{Chapitre |auteur1= Cyrille Ducourthial|titre chapitre= Géographie du pouvoir en pays de Savoie au tournant de l’an mil|titre ouvrage=Op. cit. |lire en ligne= |passage= 207-245}} paru dans {{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Christian|nom1=Guilleré|prénom2=Jean-Michel|nom2=Poisson|prénom3=Laurent|nom3=Ripart|prénom4=Cyrille|nom4=Ducourthial|titre=Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil|lieu=Chambéry|éditeur=[[Université de Savoie]]|collection=Sociétés, Religions, Politiques|année=2008|pages totales=286|isbn=978-2-915797-35-0|consulté le=4 juin 2015}}.</ref>{{,}}<ref>Les différents actes sont étudiés aussi dans le volume 3 de la thèse de Laurent Ripart, ''Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du {{s mini-|X|e}} au début du {{s-|XIII|e}})'', [[Université de Nice]], 1999, 3 volumes (sous la direction d'[[Henri Bresc]]).</ref>. Ces documents sont :
* ''Cartulaires de l'église cathédrale de Grenoble'', [[Cathédrale Notre-Dame de Grenoble|Notre-Dame de Grenoble]] (v. 976-1031), {{latin|Chartularium}} B, n° CXVIII : « {{latin|comitatu Savogensi}} » ;
* ''Cartulaire de l'abbaye de Savigny'' (1013), [[Abbaye de Savigny (Rhône)|abbaye Saint -Martin de Savigny]], n°582 : « {{latin|in agro Savogensi}} » ;
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=== La Savoie contemporaine ===
{{Article détaillé|Histoire de la Savoie de 1792 à 1815|Histoire de la Savoie de 1815 à 1860|Histoire de la Savoie de 1860 à 1914|Histoire de la Savoie (département)|Histoire de la Haute-Savoie}}
 
À la suite du [[Traité de Turin (1860)|Traitétraité de Turin]], en 1860, le [[duché de Savoie]] est {{Citation|réuni}} ou [[Annexion de la Savoie|annexé]] à la France en devenant deux départements{{note|texte=Le découpage départemental a déjà été expérimenté au cours des conquêtes napoléoniennes avec le [[Mont-Blanc (département)|Départementdépartement dude Mont-Blanc]] entre [[1792]] et [[1815]] avec pour chef-lieu [[Chambéry]], puis celui du [[Léman (département)|Léman]], entre 1798 et 1815, avec [[Genève]]. Organisation partiellement reprise lors de la restauration sarde en 1815 et confirmée à la suite de l'annexion.|groupe="Note"}} : la [[Savoie (département)|Savoie]] et la [[Haute-Savoie]].
 
Au {{s-|XX}}, l'industrie électrochimique est très forte grâce à la [[Histoire des bourses de valeurs#Ugine et Citroën : héros de guerre et champions de la nouvelle industrie|croissance rapide d'Ugine aciers]], qui produisait la moitié de l'acier inoxydable français.
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! [[Haute-Savoie]]
|-
| [[Liste des arrondissements français|Nb. d'arrondissements]]
| align=center| [[Arrondissements de la Savoie|3]]
| align=center| [[Arrondissements de la Haute-Savoie|4]]
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| align=center| [[Liste des cantons de la Haute-Savoie|17]]
|-
| [[Commune (France)|Nb. de communes]]
| align=center| [[Liste des communes de la Savoie|285]]
| align=center| [[Liste des communes de la Haute-Savoie|281]]
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=== Coopération administrative ===
[[Image:Logo-aps.jpg|vignette|Logo de l'APS|lien=Special:FilePath/Logo-aps.jpg]]
{{article détaillé|Assemblée des Pays de Savoie}}
 
En 1983, dans le cadre de la ''Loi du {{date-|5 juillet 1972}}'', dite « Loi Pompidou », les conseils généraux de [[Conseil général de la Savoie|Savoie]] et de [[Conseil général de la Haute-Savoie|Haute-Savoie]] forment une « structure interdépartementale », appelée ''Entente régionale de Savoie''<ref name="Guichonnet 2007 p.49">{{harvsp|Guichonnet 2007|p=49}}.</ref>{{,}}<ref>{{Lien web|url=https://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2013/04/08/deception-de-l-assemblee-des-pays-de-savoie-face-au-refus-des-alsaciens-de-fusionner-le-haut-et-le-bas-rhin-230867.html |titre= Déception des élus des Pays de Savoie après le refus des Alsaciens de fusionner Haut et Bas-Rhin |site=le site de [[France 3 Régions]] |auteur=AK |en ligne le=8 avril 2013 |consulté le=9 juin 2015}}.</ref>. L'institution est gérée par sept conseillers généraux de chacun des départements<ref name="Guichonnet 2007 p.49"/>. Les domaines d'action sont le tourisme (Maison de Savoie à Paris), l'[[université de Savoie]], la culture ([[Orchestre des Pays de Savoie]]) ou encore l'agriculture de montagne.
 
Le {{date|14 février 2001}}, L'Entente évolue pour donner naissance, sous l'égide des deux présidents des conseils généraux, à l'[[Assemblée des pays de Savoie]] (APS), « un établissement public de coopération interdépartementale »<ref name="Guichonnet 2007 p.50">{{harvsp|Guichonnet 2007|p=50}}.</ref>{{,}}<ref>{{Ouvrage|langue=fr|auteurs=[[Xavier Crettiez]], [[Isabelle Sommier]]|titre=La France rebelle|éditeur=[[Éditions Michalon]]|année=2000|pages totales=569|passage=79|isbn=978-2-84186-178-1|consulté le=3 juin 2015}}.</ref>.
 
À l'été 2014, lors du débat sur le [[projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral]], le député et président du Conseil général de Savoie, [[Hervé Gaymard]], soutenu par son homologue de la Haute-Savoie, [[Christian Monteil]], propose un amendement qui permettrait la création d'une ''collectivité territoriale de Savoie–Mont-Blanc''<ref>{{Article|titre= Réforme territoriale : la Savoie et la Haute-Savoie veulent s'unir |auteur= Le Monde.fr avec AFP |périodique=[[Le Monde]] |jour=11 |mois=juillet |année=2014 |url=https://www.lemonde.fr/politique/article/2014/07/11/reforme-territoriale-la-savoie-et-la-haute-savoie-veulent-s-unir_4455714_823448.html}}.</ref>{{,}}<ref>{{Article|titre= Adieu les deux Savoies, bonjour la Savoie Mont-Blanc ?|auteurname=Le Nouvel Observateur avec AFP |périodique=[[Le Nouvel Observateur]]|jour=11|mois=juillet|année=2014|url=http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140711.OBS3523/adieu-les-deux-savoies-bonjour-la-savoie-mont-blanc.html}}.<"AdieuLes2Savoies"/ref>. Celui-ci a été rejeté.
 
=== Courants identitaires ===
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==== Radio ====
Station locale de France Bleu, [[France Bleu Pays de Savoie]]. Stations locales, le plus souvent associatives, dans les vallées (Radio-Alto, [[Perrine FM]]{{etc.}}) ; antenne locale de [[Radios chrétiennes francophones|RCF]]. Radios publiques suisses [[Couleur 3]], RSR-La Première et Espace 2 en Chablais, en Faucigny et en Genevois. Radios commerciales : ODS Radio, [[Rouge FM (Suisse)|Rouge FM]], Radio Plus...Plus…
 
==== Web ====
Plusieurs sites internet d'information locale propres à la Savoie et à ses régions naturelles délivrentfournissent des informations sous forme écrite ou vidéo, en libre accès ou payantes selon les structures éditrices.
 
Quelques sites (liste non-exhaustive) : Le ''[[Le Dauphiné libéré|Dauphiné Libéré]]'' pour l'ensemble du département, ''Info-pla'' pour l'Avant-pays Savoyard<ref>Site {{lien web|url=http://info-pla.fr/|titre=Info-pla}}</ref>, ''TVNet Citoyenne'' pour Chambéry et Aix-les-Bains<ref>Site {{lien web|url=https://www.tvnetcitoyenne.com|titre=TVNet Citoyenne}}</ref>, ''infohautetarentaise'' pour la Haute Tarentaise<ref>Site {{lien web|url=http://infohautetarentaise.blogspot.com|titre=infohautetarentaise}}</ref>, {{etc.}}
 
== Économie ==
{{Article détaillé|Économie de la Savoie|Économie de la Haute-Savoie}}
 
Les deux départements savoyards possèdent une économie relativement dynamique, par rapport à la majorité des départements français. Après une traditionnelle vision, au début du {{XXe siècle}}, du département de la « Savoie = grandes entreprises publiques, énergétiques et métallurgique » et celui de la « Haute-Savoie = concentration de PME-PMI tournée vers Genève et vers le monde », le visage économique savoyard s'est modifié en prenant le virage du tertiaire, notamment dans les transports et le tourisme. L'économie de la Haute-Savoie garde cependant une spécificité vers la mécanique et les activités associées tout en supportant le développement du phénomène transfrontalier avec la région genevoise. La croissance de la population transfrontalière a été de 12 % en 2006.
 
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=== Tourisme ===
{{Article détaillé|Tourisme en Pays de Savoie}}
 
Le tourisme, tant hivernal qu'estival, occupe une grande partie de l'activité économique en Savoie, il repose principalement sur les atouts de son relief. Toutefois, la Savoie recèle aussi de nombreux sites historiques ou thermaux.
 
[[Fichier:Bachambin.jpg|thumb|Outre ces nombreuses stations de ski, la Savoie est réputée pour ses randonnées en été grâce à une nature préservée.]]
 
Les deux départements savoyards ont mis en commun leurs compétences pour promouvoir la Savoie. Cette orientation remonte aux années 1930 avec la création du Comité Régional Savoie-Mont-Blanc et la mise en place d'une ''Maison de Savoie'' à Paris (1934)<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Justinien|nom1=Raymond|titre=La Haute-Savoie sous la IIIe République|sous-titre=histoire économique, sociale et politique, 1875-1940|volume=1|éditeur=Édition du Champ vallon|année=1983|pages totales=1210|passage=422|isbn=|consulté le=9 juin 2015}}.</ref>. Sous l'impulsion de l’[[Assemblée des pays de Savoie]] (APS), qui poursuit la gestion de la ''Maison de Savoie'' à Paris, les deux agences touristiques départementales collaborent à nouveau et créés l'appellation « Savoie Haute-Savoie »<ref name="Blanc">{{article|prénom1=Claudie|nom1=Blanc-Eberhart|titre= Savoie Mont Blanc. La destination crée l’organisation touristique |périodique=Revue Espaces |lien périodique=Espaces (revue) |numéro=303 |mois=mai |année=2012 |passage=28-32 }}.</ref>. En 2005, une nouvelle marque de destinations voit le jour « Savoie Mont Blanc », ainsi qu'une nouvelle structure commune Savoie Mont Blanc Tourisme<ref name="Blanc"/>.
 
En 2014, selon l'organisme ''Savoie Mont Blanc'', la capacité d'accueil des communes est estimée à {{nobr|1 380 492 lits touristiques}}, répartis dans {{nobr|206 038 établissements}}{{note|La structure [[Savoie Mont Blanc]], pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'[[hôtellerie]], et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les [[Résidence secondaire|résidences secondaires]]<ref name="SMB 2014">{{Lien web|url=http://pro.savoie-mont-blanc.com/Observatoire/Nos-donnees-brutes/Capacites-d-accueil|titre=La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc |série=Observatoire |site=le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com |citation= Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) |en ligne le=19 décembre 2014 |consulté le=9 juin 2015}}.</ref>.|groupe=Note}}.
 
== Culture locale et patrimoine ==
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{{section à sourcer|date=mai 2010}}
Par la suite Louis XIV envahit la Savoie pour massacrer ses sujets protestants « vaudois » (disciples du lyonnais [[Pierre Valdo]]) qui s'exilèrent dans le haut val de Suse. Il fit de même en massacrant les sujets [[Francs-Comtois|francs-comtois]] des Habsbourg, catholiques, en utilisant des mercenaires [[lorrains]] également catholiques) avant l'annexion de la [[Franche-Comté]]. Le massacre des {{formatnum:3000}} paysans « vaudois » traumatisa la famille de Savoie car le roi de France exigea la caution morale (sous peine de sanctions militaires) du Duc qui renforça la décision de rendre la religion catholique obligatoire sous peine de lourdes sanctions pénales en cas de refus, sauf près de Genève et en certains points du Val d'Aoste. La messe devant être dite en français. Ensuite [[Saint François de Sales]], pour contrer les écrits de Calvin (réformateur venu de Noyon puis réfugié à Genève, qui écrivait en français, la langue du culte réformé par opposition au latin), imposa de fait ses libelles en français, avec grand succès. Il favorisa encore le « parler français ».
 
Autre cause de l'adoption du français comme langue courante par les Savoyards, le fait qu'avec une démographie excédentaire, l'émigration était forte, principalement vers la [[France]] (Paris et Bordeaux), la [[Bavière]] et l'[[Autriche]] (Vienne), les habitants des vallées alpines pratiquant le colportage depuis le Moyen Âge. Le certificat du curé servait à la fois de pièce d'état-civil et de recommandation à l'étranger. Chaque village savoyard avait une école catholique où on apprenait le français (il y en avait encore 800 avant 1940), la messe étant aussi dite en français, « la langue du dimanche ». Cela facilita l'intégration des {{formatnum:100000}} Savoyards installés hors de Savoie (pour une population de {{formatnum:500000}}) mais toujours menacés d'expulsion en cas de crise économique. Cela aida aussi un échange monétaire des Savoyards émigrés avec la Savoie. De leur côté, les paysans proches de Genève faisaient commerce en français. Las des occupations fréquentes du roi de France, le duc de Savoie finit par transférer sa capitale de Chambéry à Turin, en Piémont, en délaissant un peu la Savoie considérée comme « glacis » militaire face à son puissant voisin. Les ducs octroyèrent cependant à leur terre d'origine un parlement spécifique et un code cadastral favorisant une juste répartition de l'impôt.
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=== Situation actuelle ===
L'article 2 de la [[Constitution française du 4 octobre 1958|Constitution]] de la [[Cinquième République (France)|{{Ve}} République]] définit que « la langue de la République est le français ». , ce qui était déjà le cas séculairement du duché de Savoie, où français et franco-provençal étaient conjointement traditionnellement pratiqués, en proportions quotidiennes certes différentes par les uns et les autres, selon leur groupe social d'appartenance où leur région d'origine (à noter par exemple que la région de l'[[Pays de l'Albanais|Albanais]] à beaucoup plus conservé l'usage du franco-provençal que la région pourtant limitrophe du nord [[Annecy|annécien]], précisément à cause de la proximité de cette ville avec laquelle les échanges marchands avec la bourgeoisie étaient plus fréquents).
 
Cette constatation du bon niveau du français des savoyards amène à faire deux remarques :
* La première est que les Savoyards ayant parlé le français depuis longtemps, sa forme locale est un peu différente de la norme académique, comme c'est également le cas en Suisse ou en Belgique. Traditionnellement notamment, on compte comme [[70 (nombre)|septante]], [[huitante]] et [[nonante]], ainsi que cela se pratiquait plus généralement dans beaucoup de campagnes françaises. D'autre part on trouve dans ce français régional, des franco-provençalismes traditionnels, tel que le neutre « y » (''j'y sais'', ''j'y fais''), également rencontré dans une bonne partie de la région Rhône-Alpes (correspondance avec l'aire franco-provençale). De nombreuses autres particularités purement savoyardes existent, encore appelées [[Parler savoyard|sabaudismes]], comme la prononciation des « e » finaux (par exemple : « ils côtoient », prononcé ''cotoillent'', « jolie » prononcée ''jolille''{{etc.}}), comme le pratiquent aussi les Suisses romands (avec des mots comme « cheminée » prononcé ''cheminéye''). Par ailleurs les lettres "x" et "z" lorsqu'elles sont situées en fin de mot ne sont pas prononcées (exemple: "Chamonix" se prononce "Chamoni" et "La Clusaz" se prononce "La Clusa"). On y trouve aussi l'usage d'un temps interdit en français académique, mais pourtant tout à fait correct, le [[Temps surcomposé|passé surcomposé]]. De nombreuses expressions de formes anciennes du français ont perduré en Savoie, notamment du {{s-|XIX}}. Toutes ces particularités sont liées à la bonne pratique ancestrale du français par les Savoyards qui étaient naturellement bilingues, mais elles suivent la même voie que le franco-provençal, et ce français riche en couleurs du terroir savoyard tend à disparaître sous l'effet de la normalisation. On ne l'entend plus que dans les poches de résistances où le franco-provençal lui-même a pu continuer à survivre, en milieu rural.
* La seconde remarque que l'on peut faire est que ça n'est pas « la France » qui a appris à parler et à écrire le français aux savoyards, mais la Savoie elle-même.
 
=== Religion ===
{{Section à recycler|date=mai 2017}}
La religion principale de la Savoie est, selon un sondage Ifop paru dans la Vie, le catholicisme romain, qui concernerait entre 64 % et 70 % des Hauts Savoyards et entre 55 % et 63 % des Savoyards. Les témoignages de la [[christianisation]] de la Savoie, et principalement pour Genève, daterait du {{IVe siècle}}. Il faut toutefois attendre plus tard vers 450 pour l'installation du premier [[Liste des évêques et archevêques de Tarentaise|évêque en Tarentaise]] et le début du {{VIe siècle}} pour la sacralisation d'une église en Savoie du Nord. La Savoie est divisée entre l'[[Archidiocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise|archidiocèse de Chambéry]] (pour la Savoie) et le [[diocèse d'Annecy]] (pour la Haute Savoie), et ces deux diocèses font partie de la province ecclésiastique de [[Lyon]]. Le saint patron de la Savoie est saint [[Maurice d'Agaune]], martyr légendaire du [[Valais]], tandis que le patron du diocèse d'Annecy et de la cathédrale de Chambéry est saint [[François de Sales]] natif de la Savoie, évêque de [[Genève]] et personnage religieux le plus important de la région connu dans le monde entier.
 
La religion principale de la Savoie est, selon un sondage Ifop paru dans la Vie, le catholicisme romain, qui concernerait entre 64 % et 70 % des Hauts Savoyards et entre 55 % et 63 % des Savoyards. Les témoignages de la [[christianisation]] de la Savoie, et principalement pour Genève, daterait du {{IVe siècle}}. Il faut toutefois attendre plus tard vers 450 pour l'installation du premier [[Liste des évêques et archevêques de Tarentaise|évêque en Tarentaise]] et le début du {{VIe siècle}} pour la sacralisation d'une église en Savoie du Nord. La Savoie est divisée entre l'[[Archidiocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise|archidiocèse de Chambéry]] (pour la Savoie) et le [[diocèse d'Annecy]] (pour la Haute-Savoie), et ces deux diocèses font partie de la province ecclésiastique de [[Lyon]]. Le saint patron de la Savoie est saint [[Maurice d'Agaune]], martyr légendaire du [[Valais]], tandis que le patron du diocèse d'Annecy et de la cathédrale de Chambéry est saint [[François de Sales]] natif de la Savoie, évêque de [[Genève]] et personnage religieux le plus important de la région connu dans le monde entier.

On y retrouve également des communautés protestantes : en effet, la proximité de la Rome Protestante que fut Genève et l'invasion même par les cantons réformés de Genève et de [[Berne]] du [[Chablais]] et du [[Genevois (province)|Genevois]] (1536) a permis l'apparition de communautés protestantes, parfois mêmes majoritaires (Thonon par exemple devient une ville calviniste). Par la suite, les missions de plus en plus efficaces (et pacifiques) de Saint François de Sales font diminuer très nettement le nombre de protestants dans la région : le Chablais revient progressivement au catholicisme. Enfin le roi Charles Emmanuel de Savoie, catholique, soucieux de préserver son autorité sur la base du "une foi, un roi, une loi" emploiera des moyens beaucoup plus répressifs afin de rendre ces régions au catholicisme. L'apparition d'église baroques, voire rococo, dont la très grande majorité se trouve en Savoie<ref>http://www.fondation-facim.fr/france/DT1243608452/diaporama/Les-chemins-du-baroque-®.html/typeid-15</ref>. Comme dans le [[Beaufortain]], la [[Vallée de la Tarentaise|Tarentaise]] de La commune de [[La Léchère]] à [[Val d'Isère]], tout en traversant la [[Maurienne]] à partir de la commune de La Chambre. Ces églises baroques dotées de retables uniques sont mis en valeur par un programme de découverte appelé Le Chemin du Baroque. Des concerts de musique baroque sont organisés chaque été dans ces églises. Cela est sans nul doute le signe de cette reconquête dans une politique de contre-réforme. En effet, les hautes vallées alpines comme la Tarentaise, ou la Maurienne, et dans une moindre mesure certains vallons alpins reculés du Faucigny proches de la Savoie comme Les Contamines-Monjoie ou Chamonix, pratiquaient en hiver le système dit du colportage. Les paysans ne pouvant travailler dans les champs en hiver, partaient commercer principalement en Italie du nord, en Bavière et en Autriche. Les nombreux ex-voto qui jalonnent la Savoie, sont autant de remerciements faits par ces marchands pour remercier les cieux de les avoir protégé durant leur périple. Le cas de la Tarentaise est quant à elle encore plus singulier, car elle fut pendant très longtemps au Moyen Âge, une possession autrichienne. La monnaie de commerce était d'ailleurs frappée en Autriche. La livre viennoise était la monnaie d'usage. Aussi la Tarentaise àa longtemps eu des liens privilégiés avec l'Autriche, la politique de contre réformeContre-Réforme a donc impactéetouché de plein fouet la vallée, et fourmille par conséquent d'églises baroques.
 
On remarque de grandes similitudes dans les clochers tarin et autrichiens, avec un sommet dit à bulbe, comme à Conflans, Bozel, ou encore Hauteluce.
 
Dans le nord de la Savoie (l'actuel département de la Haute -Savoie), les habitants proches de la [[Genève|cité de Calvin]], comme la vallée de l'Arve et le Genevois Savoyard, s'adonnaient à la sous -traitance des pièces de précisions destinésdestinées à l'horlogerie genevoise. Ainsi était née la tradition du décolletage. De nos jours, il reste beaucoup moins de protestants qu'autrefois dans les pays de Savoie, et ils sont surtout concentrés en Haute -Savoie (une douzaine de temples réformés en service, contre quatre seulement en Savoie du fait de l'influence de la Genève protestante principalement). De nos jours, alors que la paix est revenue, la proximité de la [[Suisse]] a encore une influence : on retrouve des Suisses expatriés dans ces communautés dans les villes proches de la frontière (temple à Annemasse, Thonon, Évian)… le tourisme a également une grande influence sur les communautés, renforcées en hiver par des touristes étrangers venant de pays protestants (Britanniques, Suisses, Américains, Allemands…), notamment dans les stations de sport d'hiver, comme à Val d'Isère, Courchevel, ou avec la station de Méribel, créée par un Anglais. Au siècle dernier, un cimetière a été construit autour du [[temple]] de Chamonix pour y accueillir les dépouilles des alpinistes anglais morts au cours de leur ascension des sommets. Cette influence s'est également fait sentir dans villes et stations thermales comme Saint-Gervais, [[Évian]], La Léchère, ou encore [[Brides-les-Bains]]. Le protestantisme en Savoie a donc un visage multiple : concentré au Nord dedu parfait de la proximité de Genève et épargné par la contre réforme diffusée par les colporteurs par leurs échanges commerciaux avec l'Europe centrale. Ce courant religieux est l'héritier d'une longue histoire, mais aussi le fruit d'arrivées plus récentes et du développement du tourisme. On note également l'apparition de communautés évangéliques.
 
L'[[islam]] en Savoie est la conséquence d'une immigration plus récente, et se concentre plutôt dans les grandes agglomérations comme Chambéry, Annecy et l'aire genevoise mais également dans des bassins d'emploisemploi comme la [[vallée de l'Arve]] (industrie du décolletage), et les bassins sidérurgiques de [[vallée de la Tarentaise|Tarentaise]] et de Maurienne.
 
=== Littérature et tradition orale ===
{{Article détaillé|Littérature en Pays de Savoie}}
 
La Savoie compte de nombreux auteurs ayant laissé leur empreinte dans la littérature. On peut à ce titre citer [[Henry Bordeaux]], ou [[Amélie Gex]] et bien d'autres.
 
=== Musique ===
Nous pouvons noter une"Gironfla", chanson du folklore Savoyardsavoyard, Gironfla : faisantfait référence à la guerre de 1703 opposant la France et la Savoie.
 
[[Henri Kling]], [[corniste]] et [[compositeur]] français installé à [[Genève]] ([[Suisse]]) composa un certain nombre de pièces sur la région, notamment :
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De nombreux acteurs viennent du territoire savoyard, comme [[Agnès Soral]] ou [[André Dussollier]], ainsi que plusieurs films, produits ou [[Liste de films tournés en Savoie|tournés en Savoie]].
 
Certains d'entre eux ont précisément pour thème la Savoie et sa culture, comme ''[[La Trace (film, 1983)|laLa Trace]]'' ou ''[[laLa Dernière saison]]'' (pour<ref>Pour plus de détails, voir ''La Savoie au cinéma'', dans la collection ''L'histoire en Savoie'' de la [[Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie]]<ref>''La Savoie au cinéma'', coll. ''L'histoire en Savoie'', revue {{numéro|123}} de la [[Sociétésociété Savoisiennesavoisienne d'Histoirehistoire et d'Archéologiearchéologie]], septembre 1996, ISSN 0046-7510.</ref>).
 
En 1999 est fondée la Cinémathèque des Pays de Savoie.
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=== Gastronomie ===
[[Image:Reblochon AOC.jpg|thumb|Le reblochon de Savoie, un fromage [[Appellation d'origine contrôlée|AOC]]]]
 
La gastronomie savoyarde est essentiellement basée sur des produits du terroir riches et adaptés aux rigueurs du climat montagnard, fromages, et charcuterie en tête. Les vins et alcools forts dont les typiques liqueurs de [[genépi]] et de gentiane dont chaque famille garde leur recette de fabrication, font également partie intégrante du patrimoine culturel.
 
Plats et ingrédients typiques :
* [[Fromages]] : [[Abondance (fromage)|abondance]], [[Beaufort (fromage)|beaufort]], [[reblochon]], [[tomme de Savoie]], [[tome des Bauges]], [[Bleu de Termignon]]{{etc.}}
* Plats régionaux: [[Fondue savoyarde|fondue]], [[tartiflette]], [[crozets]], [[rissoles]], [[matafan]], [[farcement|farçon ou farcement]], [[polenta|polente]]{{etc.}}
* [[Charcuterie]]<ref>Jean-Robert Pitte, « Delicatessen alpestres », ''Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras'', L’Alpe no 42, Automne 2008, {{p.|8}}</ref> : [[pormonaise]] ([[Chablais]]), [[attriaux]] ([[Thonon-les-Bains]]), [[longeole]]s (au [[carvi]] à [[Annemasse]] et au [[fenouil]] en [[Haute-Savoie]]), [[diot]]s, dans la région viticole de Montmélian {{etc.}}
* [[Vergers de Savoie|Pommes et poires]] : [[Doyenné du Comice|Doyenne de comice]], [[Conférence (poire)|Conférence]], [[Poire William|William verte et rouge]], [[Pomme golden|Golden]], [[Pomme Gala|Gala]], [[Reinette du Canada|Canada grise ou blanche]], [[Fuji (pomme)|Fuji]], {{etc.}}
* [[Vin de Savoie]] : [[Chignin-bergeron (AOC)|chignin-bergeron]], [[Seyssel (AOC)|seyssel]], [[mondeuse noire]], [[mondeuse blanche]]{{etc.}}
 
=== Costumes ===
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Le drapeau de la Savoie est la reprise des armes des [[Armorial de la maison de Savoie|comtes de Savoie]]. La première apparition de ce blason remonte au {{s-|XII}}, durant le règne du comte [[Amédée III de Savoie]]<ref name="Blason">{{Ouvrage|langue=fr|auteurs=[[Bernard Demotz]], François Loridon|titre=1000 ans d'histoire de la Savoie|sous-titre=La Maurienne (Volume 2)|volume=2|éditeur=Cléopas|année=2008|pages totales=845|passage=49|isbn=978-2-9522459-7-5|consulté le=10 juin 2015}}.</ref>. Il est composé d'une croix blanche sur fond rouge ou en [[héraldique]] ''De [[gueules]] à la croix d'argent''<ref name="Blason"/>. Aujourd'hui, on peut apercevoir de nombreux drapeaux flotter au fronton des mairies ou de certains bâtiments publics et historiques dans les deux départements savoyards.
 
<gallery>
Image:Drapeau de la Savoie.svg|Version de l'hôtel de ville de Chambéry (croix fine)
Image:Drapel de la Savoie.svg|Version du château de Chambéry (croix large)
Image:SAVOIE Bannière.pdf|
Image:Savoie pont autoroute Alby sur Chéran 2008.JPG|Blason de Savoie figuré en carreaux de céramique sur une pile du pont autoroutier d'Alby-sur-Chéran, Haute-Savoie
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Je suis la Liberté ! la Liberté !}}
 
Le chant des ''Allobroges'' est considéré comme l'hymne savoyard, bien qu'il n'ait pas été officialisé<ref>{{harvsp|Jeudy 2006|p=36-37}}.</ref>{{,}}<ref>{{harvsp|Le Roy Ladurie Julliard 2005|p=221}}.</ref>. Ce chant patriotique est composé en 1856 à Chambéry, durant la guerre de Crimée, par [[Joseph Dessaix]], écrivain et journaliste libéral. Il se popularise après l'Annexion de 1860<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Sylvain Milbach|titre=L'annexion de la Savoie à la France. Histoire et commémorations|éditeur=Silvana|année=2010|pages totales=192|passage=145|isbn=|consulté le=4 juin 2015}}.</ref>.
 
=== Quelques autres emblèmes et symboles ===
Le {{date-|19 février}} est considéré comme une fête ''nationale'' par des mouvements identitaires<ref>{{Ouvrage|langue=fr|auteurs=[[Xavier Crettiez]], [[Isabelle Sommier]]|titre=La France rebelle|éditeur=[[Éditions Michalon]]|année=2000|pages totales=569|passage=81|isbn=978-2-84186-178-1|consulté le=10 mai 2015}}</ref>{{,}}<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Lucien|nom1=Bajulaz|titre=Fillinges et son passé|volume=1|éditeur=[[Académie salésienne]]|année=2005|pages totales=1080|passage=53|isbn=978-2-911102-20-2|consulté le=4 juin 2015}}.</ref>. Ce jour correspond à l'érection du comté de Savoie en duché, le {{nobr|19 février 1416}}<ref>{{Ouvrage |langue=fr |prénom1=Bernard |nom1=Demotz |lien auteur1=Bernard Demotz |titre=Le comté de Savoie du {{s mini-|XI}} au {{s|XV}} |sous-titre=Pouvoir, château et État au Moyen Âge |lieu=Genève |éditeur=[[Éditions Slatkine|Slatkine]] |année=2000 |pages totales=496 |passage=8, « En 1416 l'érection de la Savoie en duché marque à peu près l'apogée de la puissance du grand état alpin » |isbn=2-05-101676-3}}.</ref>. Le choix de cette date est à associer avec l'éveil du nationalisme savoyard du {{XXe siècle}}. En 1970, le [[Cercle de l'Annonciade]] fait la promotion de cette date, reprenant les idées du fondateur du mouvement antérieur ''Savoie Libre'', Henri Dénarié<ref>{{Article|titre=Pour lui, c’était Savoie libre ! |auteur= Brice Perrier |périodique=[[La Voix des Allobroges]] |jour=28 |mois=février |année=2010 |url=http://www.lavoixdesallobroges.org/histoire/340-hommage-a-henri-denarie-part-2}}, Article publié dans le numéro 13 de la ''VDA'' (été 2007).</ref>. Le mouvement savoisien officialisera lui aussi cette coutume.
 
[[Maurice d'Agaune]] était le saint patron de l'ancien duché de Savoie, puis par extension à la Savoie, célébré le {{date-|22 septembre}}<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Jean|nom1=Prieur|prénom2=Hyacinthe|nom2=Vulliez|titre=Saints et saintes de Savoie|éditeur=[[La Fontaine de Siloé]]|année=1999|pages totales=191|passage=181-182|isbn=978-2-84206-465-5|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=H0nJjCgPKeYC&printsec=frontcover|consulté le=4 juin 2015}}.</ref>{{,}}<ref>Conférence de Christian Regat aux Amis du Val de Thônes, le 2 décembre 2011, « Saint Maurice et les foires de la Saint-Maurice » ([http://www.amisduvaldethones.fr/saint-maurice-et-les-foires-de-saint-maurice/ Lire en ligne]).</ref>.
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=== Bibliographie ===
Ouvrages dans l'ordre chronologique inversé de parution.
* Dénali Boutain, ''Dynamiques géographiques des destinations touristiques gourmandes : L’exemple des pays de Savoie'', Thèse de Géographie, Université d'Angers, 2022. ([https://theses.hal.science/tel-04013286 en ligne])
* {{Ouvrage|langue=fr|auteur1=Thérèse Leguay, [[Jean-Pierre Leguay (historien)|Jean-Pierre Leguay]]|titre=La Savoie, des origines à nos jours|lieu=Rennes|éditeur=[[Édilarge|Éditions Ouest-France]]|collection=Histoire des provinces|année=2014|pages totales=128|isbn=|isbn2=978-2-73735-935-4}}
* {{Ouvrage|langue=fr|auteur1=[[Johannès Pallière]]|titre=Sur l'origine mystérieuse du nom Savoie|lieu=Montmélian|éditeur=[[La Fontaine de Siloé]]|année=2011|pages totales=292|isbn=978-2-84206-450-1}}
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Pour la thématique historique, on pourra consulter la ''[[Histoire de la Savoie#Bibliographie|Bibliographie]]'' sur l'article [[Histoire de la Savoie]].
 
=== Articles connexes ===<!--Liens vers des pages de l'encyclopédie fr.wikipedia-->
{{colonnes|nombre=3|
* [[Culture en Savoie]]
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}}
 
=== Liens externes ===<!--Liens vers des pages web externes à l'encyclopédie fr.wikipedia-->
{{Autres projets|commons=Category:Savoy|wikiquote=Savoie}}
* {{AutoritéLiens}}
 
* {{Dictionnaires}}
* {{Bases}}
==== Institutionnels ====
* [http://www.cg73.fr/index.php?id=410 L’AssembléeL'Assemblée des Pays de Savoie] sur le site ''www.cg73.fr''
* [http://www.sabaudia.org/v2/index.php Dossiers] sur le site des [[Archives départementales de la Savoie]] et de la [[Archives départementales de la Haute-Savoie|Haute-Savoie]] - ''Sabaudia.org''
 
==== Touristiques et culturels ====
* [http://www.fondation-facim.fr Fondation Facim, Action culturelle en montagne]
* [http://pays-savoie-patrimoine.com Guides du Patrimoinepatrimoine des Pays de Savoie]
* [http://www.patrimoine-naturel-savoie.org Conservatoire du Patrimoinepatrimoine Naturelnaturel de la Savoie]
* [http://www.biodiversite-savoie.org Observatoire de la Biodiversitébiodiversité de Savoie]
* {{DHS|6641| Savoie|auteur=Collectif |date=15 janvier 2015}}
 
== Notes et références ==
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[[Catégorie:Région naturelle en France]]
[[Catégorie:Ancien pays d'en Europe]]
[[Catégorie:Pays de Savoie|*]]
[[Catégorie:Région culturelle ou linguistique en France]]
[[Catégorie:Région historique en France]]
[[Catégorie:Organisation des nations et des peuples non représentés]]
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