Aller au contenu

« Appel au peuple (France) » : différence entre les versions

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Contenu supprimé Contenu ajouté
Pautard (discuter | contributions)
m se réclamant du
Ajout carde de présentation du parti politique
Balises : Éditeur visuel Liens d’homonymie
Ligne 1 : Ligne 1 :
{{Voir homonymes|Appel au peuple}}
{{Voir homonymes|Appel au peuple}}{{Infobox/Début}}
{{Infobox Parti politique
| nom = Appel au Peuple
| logo = [[File:Appel au Peuple.png|thumb|]]
| logo-taille = 200
| fondation = 1871-1889 ([[Troisième République]])<br>2021
| siège = 7 Rue des Frères Lumière<br>92500 [[Rueil-Malmaison]]
| dénomination chef = Président
| chef = David Saforcada
| idéologie = [[Gaullisme]]<br>[[Bonapartisme]]
| couleurs = {{Color box|#a5529a}}
| site web = {{url|https://lappelaupeuple.fr/}}
| option-1 = Président d'Honneur
| valeur-1 = Thierry Choffat
| option-2 = Vice-Présidente
| valeur-2 = Brigitte Briere
| option-3 = Secrétaire Général
| valeur-3 = François Harari
| option-4 = Secrétaires généraux adjoints
| valeur-4 = Damien Cornu<br>Christopher Destailleurs-Henry
| option-5 = Porte-parole
| valeur-5 = Adeline Guibert
| option-6 = Trésorier
| valeur-6 = Adrien Azarete
}}
{{Infobox Parti politique/Représentation}}
{{Infobox/Fin}}


L''''Appel au peuple''' est un parti et [[groupe parlementaire]] [[bonapartisme|bonapartiste]] du début de la [[Troisième République (France)|Troisième République française]].
L''''Appel au peuple''' est un parti et [[groupe parlementaire]] [[bonapartisme|bonapartiste]] du début de la [[Troisième République (France)|Troisième République française]].
Ligne 5 : Ligne 31 :
==Histoire==
==Histoire==


===Création et apogée===
=== Création et apogée ===
[[Fichier:Eugène Rouher.jpg|vignette|redresse|[[Eugène Rouher]], organisateur du groupe de l'Appel au Peuple.]]
[[Fichier:Eugène Rouher.jpg|vignette|redresse|[[Eugène Rouher]], organisateur du groupe de l'Appel au Peuple.]]
[[Fichier:Eschassériaux, René François Eugène.jpg|vignette|redresse|Le [[Eugène Eschassériaux|baron Eschassériaux]], président du groupe en 1874.]]
[[Fichier:Eschassériaux, René François Eugène.jpg|vignette|redresse|Le [[Eugène Eschassériaux|baron Eschassériaux]], président du groupe en 1874.]]

Version du 28 novembre 2022 à 13:50

Appel au Peuple
Image illustrative de l’article Appel au peuple (France)
Logotype officiel.
Présentation
Président David Saforcada
Fondation 1871-1889 (Troisième République)
2021
Siège 7 Rue des Frères Lumière
92500 Rueil-Malmaison
Président d'Honneur Thierry Choffat
Vice-Présidente Brigitte Briere
Secrétaire Général François Harari
Secrétaires généraux adjoints Damien Cornu
Christopher Destailleurs-Henry
Porte-parole Adeline Guibert
Trésorier Adrien Azarete
Idéologie Gaullisme
Bonapartisme
Couleurs
Seite web lappelaupeuple.fr

L'Appel au peuple est un parti et groupe parlementaire bonapartiste du début de la Troisième République française.

Histoire

Création et apogée

Eugène Rouher, organisateur du groupe de l'Appel au Peuple.
Le baron Eschassériaux, président du groupe en 1874.

Ébranlés par la chute du Second Empire, les bonapartistes ne comptent plus qu'une vingtaine de représentants à l'Assemblée nationale issue des élections de février 1871. Une « réunion » de parlementaires bonapartistes se forme cependant à partir de , après l'élection d'Eugène Rouher à l'issue d'un scrutin complémentaire.

Le nom de ce groupe provient de l'Appel au peuple lancé par Louis-Napoléon Bonaparte lors du coup d'État du 2 décembre 1851 afin de soumettre aux Français son projet de retour à un régime consulaire semblable à celui de 1799. Les députés bonapartistes appartenant à cette réunion sont en effet favorables à un régime plébiscitaire dans lequel un chef d’État fort tirerait son autorité supérieure et sa légitimité du suffrage universel direct.

Organisée sous l'impulsion de Rouher, chef de file de l'aile conservatrice du mouvement bonapartiste, la réunion de l'Appel au peuple est estimée à vingt-cinq membres en 1873[1], année au début de laquelle la mort de Napoléon III reporte sur le jeune Louis-Napoléon les espoirs d'une restauration impériale. Le groupe, soutenu par une structure quelquefois qualifiée de « parti », s'étoffe en cours de législature grâce à des élections partielles qui témoignent d'un retour en grâce des bonapartistes : le baron de Bourgoing, ancien écuyer de Napoléon III, est ainsi élu dans la Nièvre en . Cette progression est confirmée lors des élections de 1876 et de 1877, désastreuses pour les royalistes (légitimistes et orléanistes), mais favorables aux bonapartistes : ces derniers comptent ainsi 107 députés.

Outre de nombreuses feuilles locales, l'Appel au peuple dispose d'organes de presse nationaux tels que L'Ordre de Jules Amigues, Le Pays de Paul de Cassagnac et, surtout, Le Gaulois d'Edmond Tarbé.

Déclin

L'année 1879 met à rude épreuve le groupe bonapartiste, la mort du prince impérial le privant de prétendant incontesté (son successeur, Victor Napoléon, ne faisant pas l'unanimité) tandis que la démission de Mac Mahon ouvre la voie à l’enracinement de la république opportuniste.

À partir de 1881, le groupe de l'Appel au peuple perd de sa visibilité en participant à une Union des droites coalisant tous les monarchistes sous la direction d'un déçu du bonapartisme[2], le baron de Mackau. Dans les années 1880, la défection de Raoul-Duval, qui tente de fonder une droite républicaine, la récupération orléaniste des idées plébiscitaires dans le Pacte national du comte de Paris, ainsi que le « n'importequisme » professé par Cassagnac (pour qui l'établissement d'un régime plébiscitaire prime sur la question dynastique)[3] et finalement profitable au boulangisme, affaiblissent et marginalisent l'expression parlementaire du bonapartisme. Cette tendance se confirme dans les années 1890, malgré les efforts constants de Gustave Cuneo d'Ornano.

Au début du XXe siècle, l'Appel au peuple, dont le marquis de Dion préside le comité national[4], n'est plus qu'une des nombreuses composantes de l'extrême-droite de la Belle Époque.

Un petit parti de l'Appel au peuple, soutenu par le journal La Volonté Nationale de Roger Guérillon, s'organise dans les années 1920. Il se regroupe alors autour de Joachim Murat, de Pierre Rudelle[5], de Paul Granier de Cassagnac[6] et de l'abbé Georges Hénocque[7].

Héritage

En 2021, un parti L'Appel au peuple est fondé par l'historien Thierry Choffat et David Saforcada, ancien président de France Bonapartiste, se réclamant du parti historique. Il présente plusieurs candidats aux élections législatives de 2022 dans la Haute-Garonne, au sein d'une coalition formée avec République souveraine et Solidarité et progrès[8],[9].

Membres notables

Notes et références

  1. Le Gaulois, 26 octobre 1873, p. 1.
  2. Jean-Marie Mayeur, p. 87.
  3. Kevin Passmore, The Right in France from the Third Republic to Vichy, Oxford University Press, 2013, p. 54.
  4. a et b « Autour des vieux partis - Les plébiscitaires », La Renaissance politique, économique, littéraire et artistique, 17 mars 1917, p. 16.
  5. « Le banquet de l'Appel au peuple », Le Gaulois, 10 décembre 1923, p. 3.
  6. « Une réunion de l'Appel au peuple », Le Gaulois, 14 février 1927, p. 2.
  7. « Banquet plébiscitaire », Le Gaulois, 8 décembre 1927, p. 2.
  8. Pascal Pallas, « Législatives 2022. Ce parti renaît après un siècle d'absence et présente trois candidats à Toulouse », sur Actu Toulouse, Actu.fr, (consulté le )
  9. Pierre Lann, « Les souverainistes, éclatés par les préfectures de la droite à l'extrême gauche, déposent un recours », sur Marianne, (consulté le ).
  10. Le Gaulois, 10 juin 1874, p. 2.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes